L’amphithéâtre  KA du campus1 de l’Université Alassane OUATTARA (UAO) de Bouaké a servi de cadre à la tenue de la conférence publique sur le thème « Naissance d’une constitution : mythe ou réalité ? », animée par le Professeur OURAGA Obou le lundi 24 janvier 2022.

Au cours de cette conférence organisée par l’Unité de Formation et de Recherche des Sciences Juridiques, Administratives et de Gestion (l’UFR SJAG) de l’Université Alassane OUATTARA(UAO), l’Agrégé de droit public, par ailleurs conseiller  spécial chargé des affaires juridiques à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, OURAGA Obou  a expliqué que la constitution a un cycle biologique, a une vie et elle meurt. Il faut donc la réviser pour lui redonner une vie. Il a également souligné qu’aucune constitution n’est parfaite.

« Il n’est donc pas nécessaire de faire une constitution tous les deux ans, tous les dix ans. La constitution américaine date de 235 ans, mais elle a été amendée au moins 26 fois, la constitution française date de 64 ans, elle a été amendée 24 fois. Ça veut dire que, la constitution de 2016, je ne prétends pas en faire une constitution parfaite a besoin d’exister. S’il y a des dispositions qui ne conviennent pas, il faut la réviser, il n’est pas nécessaire d’aller encore à une nouvelle constitution   », a-t-il affirmé.

Le Président du comité des experts chargés de l’avant – projet de la constitution ivoirienne de 2016  a fait savoir aussi en quoi la constitution est un mythe ou une réalité.

 « Le mythe c’est un rêve, lorsqu’on vous demande de faire une constitution, vous faites un rêve pour votre peuple. Comment faire pour doter le pays d’une des meilleures constitutions du monde. C’est un rêve, en même temps que vous êtes en train de rêver la réalité vous interpelle c’est-à-dire, il faut tenir compte des réalités de votre pays, de l’évolution politique, démocratique, la maturité politique de votre pays pour pouvoir lui proposer une forme de constitution, sinon vous devenez dogmatique ».

Pour le Professeur SILUE Nanga, doyen de l’UFR SJAG, il a expliqué toute l’importance de cette conférence : « Cette conférence  a une histoire, d’abord, une première conférence quand nous étions en pleine rédaction de la constitution. Après la constitution, il était bon que l’initiateur de cette constitution vienne pour nous dire comment, il a travaillé. Parce qu’il y a toujours une discussion autour de la constitution » a-t-il expliqué.

Quant au professeur, KONAN Lambert, secrétaire général de l’UAO, il a soutenu cette réflexion dans la mesure où elle aidera la population à  mieux connaitre les biens d’une constitution.

Le service de communication

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